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Ils ont marqué l'histoire

Eugénie Duval : 2006-2014

Eugénie Duval

 

 

France feminines

Avec l'équipe de France aux championnats d'Europe 2014 

 

 

Eugénie Duval leader de la coupe de France espoir

En 2014 Eugénie portera le maillot de leader de la coupe de France en espoirs

 

 

Mondiaux

À Ponferrada (Espagne) Eugénie a participé en 2014 à son premier championnat du monde sur route élites

 

 

À quand remonte ta première licence à l'UVN ? et qu'est-ce qui t'a donné envie de faire du vélo ?

J’ai pris ma première licence en 2006 à l'UVN, après avoir fait toutes mes années d’école de cyclisme au guidon d’or d’Evreux-Gravigny. Ce qui m’a donné envie de faire du vélo c’est mon frère (NDLR : Julien Duval, coureur professionnel à l'Armée de Terre en 2015). Il a commencé à faire du vélo et j’ai vu qu’il s’amusait bien dans ce sport j’ai donc essayé. J’ai ensuite arrêté un an pour faire de l’équitation mais ça ne m’a pas plu je suis donc revenue au cyclisme.

Dans quelle structure professionnelle évolueras-tu en 2015 ? et pourquoi ce choix ?

J’évoluerai dans une équipe UCI celle de Poitou Charentes Futuroscope 86 mais je prendrai ma licence à l'UVN. J’ai choisi cette structure car je pense qu’elle va beaucoup m’apporter : dans ma progression, mon apprentissage… De plus il y a un bon programme de courses route et je pourrai faire de la piste.

"Je ne me considère pas comme professionnelle car je ne vivrai pas du vélo"

Lorsque tu as débuté à l'UVN, est-ce que devenir cycliste professionnelle constituait pour toi déjà une ambition ou tu n'y pensais pas du tout ?

Je ne me considère pas comme ayant le statut de professionnelle puisque je ne vivrai pas du vélo (n’ayant pas de salaire), je continuerai mes études à côté.
Lorsque j’ai débuté à l’UVN devenir cycliste professionnelle n’était pas forcément une ambition pour moi. Mon ambition à cette époque était de m’amuser sur un vélo avec les copains et les copines.

Comment se sont passées tes premières années à l'UVN 

Je suis arrivée à l’UVN comme étant quelqu’un qui aimait la compétition mais pas les entraînements ! C’est Olivier touze qui a commencé a m’entraîner. Il m’a amenée au haut niveau et continue toujours. Lorsque je suis arrivée à l’UVN j’avais comme coéquipière Anaîs Fournier mais elle a arrêté par la suite. À l’époque je ne gagnais pas beaucoup j’étais souvent deuxième. Ma première victoire sur route remonte à ma 1ère année chez les juniors. Sur piste j’ai été championne de Normandie en minime 2 puis championne de France l’année d’après.

Quel regard tes copines et copains de collège et lycée portaient sur toi pratiquant un sport où les garçons sont majoritaires et les discriminations fortes ?

Quand je disais que je faisais du vélo la première chose que l’on me disait c’était : « moi aussi, je vais chercher le pain en vélo ». Après quand j’en discutais on me disait souvent « c’est dur comme sport ». Mais on ne m’a jamais dit que c’était un sport de garçons. On m’a fait quelquefois des allusions sur le dopage mais c’est tout.

"C'est Olivier Touzé qui m'a amenée au haut niveau"

Quelles sont les moments forts de ton parcours, ces moments qui t'ont permis de gravir les échelons ? 

Les moments forts de mon parcours ont commencé dès mon plus jeune âge en école de cyclisme où je m’amusais, je rigolais sur le vélo (qui sont pour moi des éléments indispensables dans le cyclisme) grâce à Joseph Taburet. Puis, passée en minimes, sont arrivés les championnats, notamment de Normandie où l'on ne gagne plus une coupe ou une médaille mais un maillot : quand on est jeune ça fait la différence. Ensuite dans la catégorie cadettes où l’on a le championnat de France  j’ai pu monter sur la première marche, avoir un nouveau maillot (autre que celui de la Normandie) entendre la marseillaise… 

En juniors j’ai pu intégrer l’équipe de France et participer aux championnats d’Europe et du monde et même monter sur le podium au championnat d’Europe de poursuite par équipe.
Mon passage dans la catégorie Espoir a été compliqué j’ai eu des problèmes de santé, des blessures…, un moment qui a été difficile à passer. J’ai remonté la pente petit à petit grâce à toutes les personnes qui m’ont soutenue dans cette période et notamment mon entraîneur Olivier et aujourd’hui je suis revenue au haut niveau.

"Quand on est jeune, remporter un maillot ça fait la différence"

Quel est aujourd'hui ton meilleur souvenir ?

Mon meilleur souvenir aujourd’hui est mon premier titre de championne de France sur piste en 2008. Je l’ai obtenu lorsque j’étais cadette 1ère année. Ce titre fut une très grande surprise d’autant que je l’ai obtenu dans la même discipline et la même année que mon frère. Ensuite ma première sélection en équipe de Normandie ainsi que la 3ème place obtenue en poursuite par équipe en 2010 resteront de très bons souvenirs.

Quelles sont tes ambitions sportives pour 2015 ? 

Mes ambitions 2015 sont d’aider au maximum l’équipe. Après j’aimerais bien découvrir certaines courses comme le tour du Qatar, le tour des Flandres.
Je souhaite aussi être présente sur certaines grandes courses et également continuer la piste pendant la saison route pour être présente au championnat d’Europe notamment

Quel est ton programme de stages et de compétitions pour le début de la saison ?

Je ne connais pas encore mon programme de courses. Le premier stage de l’équipe aura lieu du 9 au 11 janvier à la Roche Posay (86-Poitou-Charente) où je ne serai pas présente puisque je serai sur la troisième manche de la coupe du monde piste à Cali avec l’équipe de France pour la poursuite par équipe.
Le deuxième stage aura lieu du 15 au 21 février a Rosas.

Peux tu nous dire quelques mots sur l'équipe de France route et piste ? 

L’équipe de France permet de côtoyer des personnes avec lesquelles je n’ai pas l’habitude d’être et encore moi de courir. C’est un groupe soudé que ce soit entre les athlètes ou avec le staff. On y apprend de nombreuses choses dans une ambiance très motivante.

Beaucoup de filles qui aiment le cyclisme rêvent de suivre tes traces : quels conseils peux tu leur donner ?

Qu’elles s’amusent et se fassent plaisir sur le vélo. Et de persévérer dans la difficulté

Quand "la soeur cycliste professionnelle" rencontre "son frère cycliste professionnel" : de quoi parlent-ils ?

De tout mais très rarement de vélo...

Ils en disent quoi...?


 

Julien duvalSon frère Julien Duval...

C’est vrai qu’elle a essayé plusieurs sports avant de faire du vélo sa passion. Mais on sentait ma mère et moi que les sports qu’elle choisissait ne l’intéressait pas plus que ça. Surtout que tous les week-end, elle nous suivait pour mes courses et je sentais qu’elle était attirée par le vélo.

Nous étions dans un petit club au début au Guidon d’Or d’Evreux Gravigny dirigé par M.TABURET Joseph, elle m’accompagnait tous les mercredis après-midi au début de l’entraînement jusqu’au jour où elle a voulu se mettre au vélo et sans hésiter Joseph lui a fait essayer. Elle a fait du vélo 1 an et ensuite, elle a décidé d’arrêter pour faire d’autres sports mais la passion était plus forte et elle est revenue « à ses premiers amours ».

Chez les filles c’est vrai que le milieu du vélo est TRES compliqué, car elles sont pour la plupart, professionnelles de leur sport mais bénévoles car très peu arrivent à avoir un salaire qui tient la route pour pouvoir en vivre. Il y a déjà quelques années que je lui avais dit qu’elle allait être amenée à changer de structure si elle voulait évoluer au plus haut niveau. Quand des filles courent tous les week end avec des filles de niveau international et que toi tu cours avec des filles de niveau régional (sans dénigrer le niveau régional) tu as un manque. Lorsqu’elle a fait Liège Bastogne Liège cette année, elle m’a dit quelques jours plus tard « mais qu’est-ce qu’elles ont de la force les premières » : je lui ai répondu qu'"elles ont l’habitude de courir à ce niveau et qu'elles ont développé naturellement la force et l’endurance".

Au niveau des titres je pense qu’elle doit être plus titrée que moi en individuelle car nous chez les hommes on a la chance d’avoir des courses par équipe dès le plus jeune âge du coup on peut avoir plus de maillots que les filles (rire). Mais c’est vrai que c’est un petit challenge qu’on se met sans pression mais lorsqu’il y en un de nous deux qui gagne un maillot l’autre essaye de répondre directement en en gagnant un autre dans la semaine ou dans l’année qui suit.

Sur le plan sportif on est suivi tous les 2 par Olivier Touzé et j’avoue aussi que c’est grâce à lui que nous en sommes là aujourd’hui. Grâce à lui nous avons pu perfectionner nos entraînements et on peut travailler individuellement avec lui pour pouvoir développer nos capacités physiques au maximum. C’est vrai que si nous n’avions pas rencontré Olivier grâce à l’UVNeubourg nous ne serions peut-être jamais arrivés à ce niveau et je serais peut-être dans mon canapé à m’ennuyer le dimanche au lieu de vivre de ma passion !

 

Olivier TouzéSon coach Olivier Touzé...

J'adresse à Eugénie tous mes vœux de réussite sous ses nouvelles couleurs Poitou Charentes Futuroscope 86 car elle le mérite vraiment. Il y a quelques années j’étais loin d'imaginer les difficultés du cyclisme féminin où il faut un vrai mental pour atteindre le haut niveau. Aujourd'hui la fédération et les comités ont beaucoup travaillé pour le développement de ce sport il y a certes encore du travail mais nous sommes sur la bonne voie. Eugénie et Julien sont deux sportifs super agréables avec des valeurs humaines mais je me permets à travers ces quelques lignes de mettre en avant leur Maman Romy qui a participé activement à leur réussite et lui adresse mes plus sincères félicitations.

Eugénie a beaucoup de qualités et je crois vraiment en elle pour les prochaines années. Il y a certes encore des montagnes à soulever mais elle en est capable, l'entrainement, la volonté, le courage, l'ambition sont des points fort chez elle. Pour en finir merci à toutes les personnes qui la soutiennent et lui font confiance dans ce sport féminin si difficile et parfois mal compris .
 

 

Damien Touzé : 2001-2014

Après 14 saisons passées à l'UVN, Damien Touzé "poursuit sa route" vers le cyclisme professionnel. En 14 questions, il revient sur ses 14 années de formation au Neubourg auprès des siens, son passage à la U19... Il confie du haut de ses 18 ans ses ambitions et ses rêves avec franchise et maturité.


 

 

1. Tu es licencié à l'UVN depuis 2001 et le temps est venu pour toi de quitter ton club formateur : sous quelles couleurs vas tu courir en 2015 ?

DT : En 2015 je serai sous les couleurs du CC Étupes un club de DN1 situé à côté de Besançon. Cela va me faire bizarre car je n'avais jamais changé de club avant. C'est comme un nouveau départ pour moi ça va me permettre d'apprendre et de progresser encore plus.

2. Pourquoi avoir fait ce choix d'équipe ?

DT : J'ai fait ce choix parce que c'est un bon club formateur avec un bon collectif et un très beau calendrier de courses ce qui est très important. Et principalement pour me rapprocher de mon entraîneur Nicolas Boisson qui m'entraîne maintenant depuis deux ans et demi.

3. Sur quel(s) type(s) d'épreuve(s) seras tu engagé ?

DT : J'espère être engagé sur les classiques de début de saison puis pour le reste du calendrier cela dépendra de la forme du moment et du profil des parcours.

4. Auras tu un profil coureur particulier (sprinteur, baroudeur...)

DT : J'ai principalement des qualités de sprinteur/puncheur, je vais beaucoup travailler ces qualités pendant la préparation hivernale mais je vais essayer de progresser aussi dans mes lacunes (montagne et clm).

5. Vas-tu continuer la piste ?

DT : Oui je vais essayer au maximum de garder de la piste à mon programme car cela est une bonne école du vélo qui permet de me faire progresser. Depuis minimes j'ai toujours intégré la piste à mon programme ça m'a beaucoup aidé.

6. Peut on dire qu'à partir de la saison 2015 tu vas "vivre" de ta passion ?

DT : Oui je vais vivre de mon sport car je vais me gérer maintenant et je vais vivre sur Besançon 

7. Quelles sont tes ambitions de coureurs pour dans quelques années ?

DT : Comme tout coureur mes ambitions sont de passer professionnel, c'est mon objectif depuis que j'ai commencé le vélo, je vais essayer de me donner tous les moyens pour y arriver car beaucoup reste à faire (la route est longue).

8. Au terme de la saison et tes 10 victoires, au moment de raccrocher le vélo pour quelques jours dans quel état d'esprit es-tu ? es-tu satisfait de ta saison ?

DT : Raccrocher le vélo m'a fait du bien car il était temps de souffler un peu. J'étais fatigué car la saison a été longue, avec de nombreux objectifs. Je pense que ma saison est réussie j'ai rempli les objectifs que je m'étais fixés.

 

Damien Touzé poursuit sa route

9. Outre le mauvais souvenir de tes ennuis mécaniques à Ponferrada, que retiens-tu de cette expérience rare pour un coureur de participer à un championnat du monde ?

DT : Un championnat du monde est unique parce que l'expérience acquise là-bas a été énorme, sur aucune autre course j'avais appris autant. Être avec les professionnels, un staff, des coureurs de tous les pays, l'ambiance au bord des routes c'est juste fantastique pour des coureurs de notre âge, on en prend plein les yeux.

10. Après 14 saisons passées à l'UVN, quel est ton meilleur souvenir ?

DT : Mon meilleur souvenir est quand j'ai remporté mon titre de champion de France de course aux points, ma première Marseillaise et ma première victoire à ce niveau.

11. Ton passage à la U19 t'a apporté quoi en terme de progression ?

DT : La U19 ma permis d'acquérir de l'expérience à l'entraînement comme en course grâce aux stages et au staff mais également à me former sur la mécanique. Cette structure m'a permis d'atteindre et de faire ce que je n'aurais pas pu faire tout seul. La team m'a aidé également dans mon double projet : scolaire et sportif.

12. Tu es un exemple pour beaucoup de jeunes du club, quel(s) conseil(s) peux tu donner à ceux qui rêvent comme toi de gravir les échelons ?

DT : Je dirais qu'il ne faut jamais rester sur ses acquis et qu'il faut toujours continuer à travailler. Même si les résultats ne sont pas là car un jour le travail fourni paiera. Il faut aussi garder les pieds sur terre le jour où les résultats sont là...

13. Se consacrer à un sport comme tu le fais (on peut dire que tu fais déjà le métier), n'est-ce pas un peu difficile quand on est ado car cela nécessite des sacrifices ? de se priver de sorties ? les copines ? etc..

DT : Oui c'est beaucoup de sacrifices quand on voit les copains de notre âge sortir et que l'on doit faire le job et se coucher à 22h c'est dur mais c'est mon choix. On a un autre mode de vie que des jeunes de notre âge, on passe nos heures sur le vélo à la place d'être en ville avec les potes... Pour réussir il n'y a pas de secret !

14. Si tu avais 3 souvenirs qui symbolisent ton parcours sportif jusqu'à aujourd'hui : réponse en images...

 
 

La parole à ses proches

Céline et Olivier, ses parents

Nous sommes très fiers du chemin parcouru par Damien, fruit de son très grand courage et de sa détermination que je tiens vraiment à souligner pour tous les jeunes qui pourront lire cette interview. Pour nous parents, nous remercions toutes les personnes qui l'ont aidé à se construire tant sportivement qu'humainement à tous les membres de l'U.V.N, de la Team U19, du comité de l'Eure, de Normandie et au staff de l'équipe de France.


 

Pascal Darche, président de l'uvn

C'est un déchirement de voir partir Damien qui n'a connu que l'UVN depuis l'école de cyclisme qu'il a débutée il y a 14 ans. J'ai d'ailleurs compté parmi ses premiers entraîneurs à l'école... Mais au-delà de son courage et de son tempérament, il doit ce fabuleux parcours à celui qui l'accompagne et le "couve" depuis ses débuts, son père Olivier Touzé. Son départ au CC Étupes nous attriste mais c'est aussi une fierté pour le club d'avoir participé à l'ascension de ce coureur qu'on reverra au plus haut niveau très rapidement. Nous lui souhaitons une bonne route vers la réalisation de son rêve et la réalisation de ses légitimes ambitions.


 

Sébastien Flicher, entraîneur des jeunes

1. À partir de quand as-tu pensé que Damien disposait d'un gros potentiel ?

Difficile à dire je connais Damien depuis que je suis revenu dans le club et je l'ai vu surtout depuis les minimes. Il a toujours confirmé ses saisons d'une année sur l'autre, je pense que son année de cadet 2 a laissé entrevoir de réelles capacités pour le cyclisme au plus haut niveau qu'il a confirmées d'ailleurs ces deux dernières saisons. Il a ce "plus" qui fait la différence.

2. Quelles étaient ses principales qualités dès le début ?

Un caractére bien trempé, travailleur et toujours demandeur jamais rassasié ; capable de gagner seul ; en groupe d'échappée ; en sprint massif...

3. Aujourd'hui quel profil de coureur est il ? dans quels domaines doit il encore progresser ?

C'est un coureur complet surtout puncheur capable de gagner dans un groupe d'échappée mais aussi capable d'être capitaine de route avec une connaissence de la course et faisant preuve d'une grande maturité. Pour sa progression je pense qu'il doit travailler un peu tous les domaines pour l'instant et digérer cette première saison chez les seniors le mieux possible et comme on dit : "faire la caisse".

4. Toi qui as connu le cyclisme profesionnel, quel(s) conseil(s) peux tu donner à Damien qui débute sa carrière ?

Être patient et faire confiance aux bonnes personnes, ne pas se disperser. Damien a la chance d'être issu d'une famille de cyclistes qui est dérrière lui. La route est longue et il ne doit rien laisser rien au hasard, faire attention aux requins et penser à lui en profitant de tous les bons moments et savoir tirer les enseignements des expériences plus difficiles.

5. Ton meilleur souvenir d'entraîneur avec Damien ?

Je ne me considére pas comme un entraineur plutôt un conseiller qui fait partager son expérience aux jeunes ; je tire mon chapeau à son pére Olivier qui lui, a su allier le rôle d'entraineur de son fils et parent en méme temps, pas évident du tout. Un souvenir avec Damien : son coup de fil pour m'annoncer son titre de champion de France de la course aux points, son premier maillot bleu blanc rouge : il m'a tiré une  larme...